Le principe#

Une bouteille de 1,5 ou 2 litres, coupée horizontalement à mi-hauteur, donne deux parties :

  • La partie haute (goulot vers le bas) devient un miniserre : on la retourne et on la pose sur la partie basse pour créer une enceinte fermée qui maintient l'humidité et la chaleur.
  • La partie basse (fond de bouteille) sert de contenant pour le terreau et les graines.

On perce quelques trous dans le fond pour le drainage, on remplit de terreau potager, on pose les graines, on replace le couvercle-bouteille par-dessus. L'ensemble maintient une humidité quasi constante sans avoir à arroser pendant la germination.

Une fois les plants levés, on retire la partie haute pour aérer et permettre la croissance.

Ce qui est intéressant#

L'humidité régulée. La enceinte créée par la bouteille limite l'évaporation. Les graines n'ont pas besoin d'être surveillées tous les jours. C'est pratique si vous partez quelques jours ou si vous avez tendance à oublier d'arroser.

Le coût. Zéro. Une bouteille d'eau qu'on aurait jeté, du terreau, une graine.

L'espace. Une bouteille prend peu de place sur un rebord de fenêtre si vous ne faites que quelques plants.

Ce qui est limité#

La scalabilité. Si vous semez 20 variétés ou 50 plants, les bouteilles deviennent rapidement ingérables à organiser et étiqueter. Les plaques alvéolées sont bien plus pratiques pour des volumes importants.

L'étiolement reste possible. La mini-serre régule l'humidité, pas la lumière. Si votre rebord de fenêtre est peu lumineux, les plants fileront dans leur bouteille exactement comme ils le feraient dans n'importe quel autre contenant. La bouteille ne résout pas le vrai défi des semis de tomates en intérieur.

Le repiquage reste nécessaire. La bouteille est une étape intermédiaire — le plant devra de toute façon être repiqué dans un godet plus grand avant la pleine terre.

Pour qui c'est adapté ?#

Pour semer 3 à 5 plants d'une seule variété, sans matériel, avec peu de suivi possible pendant la germination. C'est une belle solution de débrouille pour un premier essai ou pour quelqu'un qui n'a pas de plaques de semis. Pas un système que je recommanderais pour remplacer des plaques alvéolées et un suivi régulier.


Technique récup valable pour de petites quantités. Utile si vous avez peu de matériel ou peu de temps à consacrer à la surveillance pendant la germination. Pour des volumes importants ou un contrôle précis des conditions, les plaques alvéolées restent plus pratiques.